Newestpress Newestpost Studio News Studio Live

Mon compte

Newsletters

Crédit photo : NP/Newestpost/Florent Moreau/La Voix du Nord - Image d'une manifestation des magistrats du Tribunal judicaire de Lille, le 15 décembre 2021

Actualité / Société

Justice : magistrats, avocats, greffiers... à bout de souffle

Un an après la tribune publiée dans le journal Le Monde mettant notamment en lumière la souffrance au travail, magistrats, avocats et greffiers sont appelés à se mobiliser, mardi 22 novembre 2022, contre une "justice au rabais". Des rassemblements sont organisés, et des grèves des audiences sont prévues dans plusieurs villes.

La justice semble à bout de souffle, et les magistrats, avocats et greffiers veulent faire entendre leur colère. Mardi 22 novembre, un mouvement de grève et de mobilisation touche la justice française. A Paris, un rassemblement est prévu devant le Tribunal Judiciaire, notamment pour dire le ras-le-bol de la profession.


Le mouvement de grogne tombe un an après la publication d'une tribune signée dans le journal Le Monde, le 23 novembre 2021. Le texte alertait sur les conditions de travail d'une institution débordée par les procédures et le manque criant de moyens. Aujourd'hui, il a été paraphé par près de 8 000 magistrats, greffiers et autres auditeurs de justice.


Selon les signataires, "autour de nous, les arrêts maladie se multiplient, tant chez les nouveaux magistrats que chez les magistrats plus expérimentés. L’importante discordance entre notre volonté de rendre une justice de qualité et la réalité de notre quotidien fait perdre le sens à notre métier et crée une grande souffrance".


L'épuisement des magistrats


Le gouvernement français apporte son soutien à la profession, et le ministère de la Justice a déjà décidé d'une nouvelle hausse de 8% de son budget annuel. Mais rien n'y fait, le malaise est plus profond, l'institution est au bord de la crise de nerf, et les enveloppes à minima n'y feront rien.


Selon les organisations professionnelles, dans un communiqué commun, "si des recrutements de magistrats et de fonctionnaires de greffe sont prévus pour 2023, ils sont largement insuffisants et aucun plan d'action clair n'a été défini".


L'épuisement professionnel des magistrats, la multiplication des affaires et des procédures qui s'empilent dans les tribunaux... sont autant de raisons pour justifier la colère d'une profession à bout de souffle. Eric Dupond-Moretti tente bien de rassurer, mais son action semble insuffisante.


Le garde des Sceaux essaye notamment d'apaiser les tensions en annonçant vouloir recruter 8.000 magistrats et personnels de justice supplémentaires d'ici à la fin du second quinquennat d'Emmanuel Macron, en 2027. L'exécutif annonce également une hausse de salaire de 1.000 euros mensuels en moyenne pour les juges judiciaires.


Publié le 22/11/2022 à 12:05, Ralph Bechani

Publié le

22/11/2022 à 12:05

Mis à jour le

22/11/2022 à 12:24

Par

Newestpost

Journaliste

Ralph Bechani

Article suivant

Partager

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn Partager par mail

Sélectionnés pour vous